1. Interdisez-vous les gsm dans vos stages ?


  Le gsm n'est pas interdit. Cependant nous demandons aux parents que celui-ci soit remis à la Direction du stage le premier jour. Au moment le plus opportun de sa journée, autant de fois qu’il le souhaite, le stagiaire pourra en disposer pour envoyer un sms ou téléphoner à ses parents, dans la langue-cible bien entendu.
Ceci dit, afin de vous rassurer en tant que parents, nous avons mis un système en place (le cockpit) pour que vous puissiez recevoir des nouvelles régulièrement pendant le stage. Vous disposerez également du numéro de téléphone du Directeur du stage.
Inutile de vous expliquer en quoi notre démarche a pour but de garder le même degré de qualité de stages que ceux qu’on trouvait il y a encore vingt ans en Flandre, les parents, soucieux de cette qualité, ne s’y tromperont pas.

2. Quels sont les sports que mon fils va pouvoir pratiquer en stage ?


  Tous les sports "classiques": mini-foot, basket, volley, baseball, hockey, ping-pong, tennis, ... Mais aussi des sports plus "tranquilles": pétanque, cricket, mini-golf, ... Ainsi que des sports moins courants. Nous essayons de varier au mieux les sports puisque chaque discipline a son vocabulaire propre. Sachez également que le jeune choisit le sport qu'il désire pratiquer. ››› Je vous renvoie à la liste que se trouve ici-même.

3. Comment s'organisent "les animations linguistiques" en classe ?


  Il y a quatre heures trente de cours par jour dont une demi-heure de "synthèse". Deux fois une heure le matin et deux fois une heure l'après-midi. Nos jeunes travaillent avec différents manuels : "Compréhension à l'audition", "Vocabulaire" et "Grammaire". La première heure est un cours de communication: le cours est orienté vers la pratique intensive de l'expression orale. La deuxième heure est orientée vers l'écrit et les règles de grammaire. La troisième est basée sur la compréhension à l'audition et la quatrième est tournée vers des exercices ludiques permettant l'apprentissage rapide de mots de vocabulaire en situation de communication.

4. Combien d'élèves y a-t-il par classe ?


  Cela dépend du stage, de l'âge et du niveau des jeunes. Il y a un test d'entrée. En général, il y a entre 6 et 8 élèves par classe. Nous privilégions les petites classes particulièrement chez les plus jeunes.

5. N'est-ce pas un peu difficile pour un jeune de 11 ans qui n'a aucune expérience d'être en immersion toute la journée pendant 12 jours ?


  Quand on interroge nos élèves à ce propos, ils nous répondent tous la même chose: Il faut un temps d'adaptation qui dure deux jours. Ce temps d'adaptation vient du fait qu'ils doivent oser se lancer. Ces jeunes ajoutent qu'ils sont contents que les journées soient denses et les activités variées. Cela évite de ne pas "intérioriser" les difficultés de sa situation de départ.

  Donc, non, ce n'est pas "difficile". Si c'était le cas, nous n'aurions pas un retour de plus de 90 % de nos jeunes dans nos stages.

  En immersion, puisqu'on est en situation concrète de communication, on apprend une langue exactement comme on a appris sa langue maternelle. Est-ce "difficile" d'apprendre sa langue maternelle ?

6. Faites-vous de la grammaire et accentuez-vous vos stages sur l'écrit ?


  Oui. Ceci dit, nous attirons l'attention sur le fait que, certes, la grammaire est importante et est une aide efficace pour s'améliorer; mais ce n'est pas LA priorité. La grammaire est un outil pratique et utile si on est déjà capable de s'exprimer. A quoi sert de connaître des règles de grammaire si on ne se sent pas à l'aise pour communiquer en néerlandais ?

  A ce propos, je pense que les différents organismes (sérieux) d'enseignement des langues sont de plus en plus conscients de cela, il suffit de voir les slogans publicitaires utilisés ces derniers temps: "Arrêtez d'étudier les langues, commencez à les pratiquer !" Ou encore, de la Maison de langues à Liège : "Les langues, c'est aussi facile que le vélo." (Sous-entendu, qu'il faut monter dessus, autrement dit, se mettre en immersion pour pouvoir pratiquer une langue.)

  De notre côté, notre campagne ABCzaam 2014 a été également très imagée puisque nous avons comparé l'enseignement des langues avec l'obtention du permis de conduire, signalant qu'à l'école, on apprenait les règles théoriques et qu'en stage ABCzaam, on apprenait à utiliser le véhicule.

7. Un ami de mon fils désire l'accompagner en stage. Est-ce un souci ? Ne vaut-il pas mieux que mon fils vienne seul ?


  Il y a quelques années, je vous aurais encore répondu: « oui ». Et on imagine aisément pourquoi. Mais j'ai pu constater ces dernières années que, sur le terrain, il n'en était rien. Et cela est dû à deux facteurs essentiels: 1. L'encadrement à ABCzaam est tel que cela ne pose aucun souci. 2. Le nombre de jeunes par stage a été limité à un maximum de 40 jeunes, rendant ainsi nos stages beaucoup plus conviviaux. Donc, aujourd'hui, je peux vous confirmer qu'au contraire, la présence d'un copain ou d'une copine motive le jeune à atteindre ses objectifs.

8. Comment sont formées les classes ?


  Lors de son arrivée en stage, votre enfant réalise un test qui va nous permettre d'évaluer ses compétences en vocabulaire et en grammaire. Grâce à notre tout nouveau système informatique, tous les parents sont tenus au courant des résultats de leur enfant. Après une semaine, nous évaluons une première fois ses acquis afin de voir si celui-ci progresse et si les cours sont efficaces. Si ses résultats sont rassurants, le jeune passera en fin de stage un dernier test. Tous les résultats du jeune sont suivis d'année en année par les membres d'ABCzaam et ainsi que par les parents et, cela, par le biais d'un accès privé sur notre site.

9. Vous ne me ferez pas croire que les jeunes n'ont pas l'occasion de discuter de temps en temps français entre eux ?


  Si vous pensez cela, c'est certain, c'est parce que vous ne nous connaissez pas encore.

  1. Avec un encadrement qui est - dans les moments de flottements (bar, déplacement,...) - de 1 adulte pour trois jeunes, il est impossible de parler sa langue maternelle dans un stage ABCzaam.

  2. Notre encadrement est formé pour que cela n'arrive pas: dans notre jargon, c'est le système de la "DISPERSION". Il y a obligation de tous nos animateurs linguistiques de ne JAMAIS quitter les jeunes et de les faire communiquer, jouer, chanter, etc.

  Maintenant, je comprends les doutes émis par certains parents qui nous racontent avoir été trompés par des publicités mensongères... C'est regrettable, certes, nous le savons. N'inscrivez pas votre jeune dans un organisme sans téléphoner et poser des questions ! Il en va de même avec certains stages qui coûtent très cher et se déroulent à l'étranger... Demandez-nous des conseils, en tant qu'association sans but lucratif, nous sommes d'abord à votre service ! Notre numéro de téléphone est le 04 253 26 30.

10. En quoi l'organisation ABCzaam se distingue-t-elle de beaucoup d'autres organisations de langue ?


  a. Aucune organisation en Belgique ne propose un tel encadrement des jeunes: 1 adulte / 3 jeunes et, cela, évidemment pour des raisons simplement financières. C'est l'encadrement qui permet au jeune de communiquer, de s'amuser, d'avoir envie de respecter les règles, voire, comme disait encore un jeune à Pâques cette année 2014, "d'avoir ce sentiment de pouvoir apprendre en toute confiance". Que les choses soient claires, sans cet encadrement, il est impossible de réaliser un stage en immersion digne de ce nom.

  b. Fait suffisamment important et rare que pour être relevé : Les responsables de la création d'ABCzaam sont eux-mêmes en stage pendant tout l'été pour s'assurer du bon déroulement de ceux-ci. Il n'y a donc pas ou peu d'intermédiaires entre les parents et les fondateurs de l'association.

11. Que me conseillez-vous pour mon fils ? Un stage d'anglais ou de néerlandais ?


  Cela dépend de vos objectifs. Personnellement, pour mon fils, j'ai commencé à lui apprendre le néerlandais et, cela, pour deux raisons: D'une part, il est Belge et, d'autre part, l'anglais s'apprend plus aisément une fois qu'on pratique le néerlandais. Le contraire n'étant pas vrai.

  Maintenant, il est évident que l'anglais est une langue qui offre plus de moyens...

12. J’aimerais inscrire ma fille à ABCzaam, j’ai eu de très bons échos de votre organisation… Mais, voilà, elle ne veut pas venir ! Auriez-vous des astuces pour la convaincre ?


  Il y a une formule amusante que nous disons souvent aux nouveaux parents: « L’avantage de mettre votre enfant à ABCzaam, c’est que vous ne devrez le convaincre qu’une seule fois ! Après, c’est lui qui vous demandera pour suivre d’autres stages. »

  Quand nous avons commencé cette aventure ABCzaam, il y a bientôt 9 ans, pratiquement TOUS NOS ELEVES ne voulaient pas être là ! Ils avaient l’expérience de l’école évidemment et ils se disaient: « Quoi ? Etre pendant les vacances à devoir suivre encore des leçons de néerlandais en plus ? C’est une punition ! » Je me souviens d’un jeune de 11 ans derrière lequel j’avais dû courir parce qu’il voulait s’enfuir et qui me disait en larmes: « Vous ne pouvez pas comprendre, le néerlandais me fait souffrir, je ne comprends rien à cette langue. J’ai peur. » Ce jeune a suivi plus de 6 stages et, aujourd’hui, parle très bien néerlandais. 

  Permettez que j’aille plus loin, en défendant la cause de ces jeunes: Je n’ai toujours pas compris comment des parents pouvaient mettre leur enfant dans des stages qui ressemblent à ce qui se fait à l’école. Sérieusement, qui peut croire que ce qui ne fonctionne pas à l’école, va tout à coup fonctionner dans une autre école et, cela, de surcroît, pendant les vacances ? Selon moi, c’est une absurdité. Et que se passe-t-il souvent dans ces cas-là, et bien, les parents cherchent le stage le plus « amusant », « pour faire passer la pilule »; ils vont chercher à ce que leur enfant fasse du cheval par exemple, comme si les chevaux murmurait en néerlandais dans nos oreilles…

  A ABCzaam, la priorité est d’abord mise sur le jeu. Exactement comme vous et moi avons appris notre langue maternelle. Ensuite, sur la vie de tous les jours. Que fait-on à ABCzaam ? On se fait des amis, on chante, on danse, on mange, on joue, on fait du sport et on discute beaucoup en classe… Bref, on fait exactement ce qu’on fait chez soi ou ailleurs; mais avec « ce tout petit minuscule détail » qui est… Que c’est dans une autre langue que celle qu’on pratique à la maison. Une fois qu’on a accepté l’idée que cela devient facile de parler dans une autre langue… Le deux ou troisième jours, un déclic se fait et c’est parti. Et à la fin du stage, lors de la soirée finale, on pleure parce qu’on voudrait rester avec ses nouveaux amis.

  Donc, ai-je une astuce pour que votre enfant ait envie de venir en stage ? Evidemment, après 25 ans à travailler pour nos jeunes, le contraire serait malheureux. Vous comprenez que je ne peux pas vous la dévoiler ici. Je vous demanderai donc de bien vouloir me téléphoner, si possible même, avant d’en parler avec votre jeune…

13. D’accord, je veux bien vous croire, Monsieur Gérard, ABCzaam organisent des stages très amusants. Mais avouez que c’est cruel d’obliger des jeunes à parler néerlandais du matin au soir ! Cela doit être éprouvant pour eux…


  Les parents qui ont déjà vécu cette situation d’immersion complète et obligatoire savent que c’est exactement l’inverse qui se passe et c’est tellement l’inverse qu’à chacune de nos fins de stage, je suis profondément ému de voir cette jeunesse si désireuse d’apprendre, si énergique et si volontaire.

  A ABCzaam, on n’a pas vraiment la même vision des jeunes que celle qui est parfois véhiculée dans les médias. C’est eux d’ailleurs qui me donnent cette énergie de continuer à être bénévole depuis 26 ans. Un jeune a besoin d’apprendre, c’est vital pour lui et il le sait. Voyez comment se comportent les jeunes qui n’apprennent rien en classe. Mettez-le par contre dans les bonnes conditions où il constate qu’il est respecté dans son apprentissage et il adaptera son comportement pour apprendre naturellement.

  Maintenant, il est certes vrai que quelqu’un qui n’a jamais été en contacte avec une autre langue aura plus de difficulté. Mais je rappelle que nous sommes tous passés par là quand nous étions bébés et que personne n’en est traumatisé. Comme je dis toujours dans mon discours d’accueil le jour d’arrivée: « Vous n’êtes plus des bébés, vous avez l’avantage maintenant que lorsque je pointe du doigt la soupe à table, vous savez que si je dis « De soep », c’est la soupe que je désigne et vous ne regardez pas mon doigt. Par ailleurs, votre mâchoire s’est suffisamment développée pour répéter ce que je suis en train de vous dire.

  Peut-être, certes, le jeune devra-t-il un peu se retenir de parler spontanément en début de stage, les plus papotes d’entre eux en tous les cas; mais quel est le parent qui me reprochera d’avoir appris à son fils à réfléchir avant de parler ? Soit dit en passant, l’année passée en 2014, je me suis permis de mettre mon fils de 9 ans dans un stage en anglais… Il n’avait aucune base et il est revenu enchanté.

14. Y a-t-il un suivi organisé par votre asbl pendant l’année ?


  Nous venons de mettre en place une « newsletter » qui a pour objectif d’informer les parents régulièrement d’activités et autres faits linguistiques qui peuvent les intéresser.

15. Vous avez donné de la nourriture bio l’été passé à nos jeunes. Merci. Continuez-vous à faire du bio cet été 2015 ?


  En ce qui concerne la nourriture, nous avons toujours été soucieux d’offrir une restauration de qualité préparée par des professionnels. Nous travaillons avec des professionnels de la cuisine, soit avec le cuisinier de l’école si il est disponible, soit avec des professeurs de cuisine qui ont du temps pendant les vacances scolaires, voire des jeunes retraités. Les cuisines sont elles-mêmes professionnelles puisque ce sont les cuisines des internats que nous louons.

  Oui, nous allons continuez à garder un ligne « bio » en 2015, mais en veillant un peu plus à notre budget cette fois. L’année passée, le bio était devenu une telle obsession que nous n’avons plus trop fait attention aux sommes qui étaient dépensées. Dans certain stages, même le pain était bio ! Ceci dit, ça n’a pas empêché certains de nos jeunes de se précipiter tous les matins sur la pâte à tartiner dont la marque commence par un « N » et se termine par un « a ».

  Petite ou grande nouveauté pour 2015, toujours dans ce souci de bien s’alimenter, nous allons proposer au bar, des jus ! Des jus de fruits et des jus de légumes frais pour tenter de montrer aux jeunes qu’il existe aussi autre chose que les softs habituels. Je suis certain que cette formule aura beaucoup de succès auprès des jeunes. Jus de pommes/fraises ou concombres/citron, que sais-je encore, seront à l’honneur à côté des softs classiques ! Nous avons déjà acheté les extracteurs.

16. Le prix est trop élevé pour nous avez-vous d’autres solutions moins coûteuse que vos stages ?


  Une fois que le jeune à les base, oui ! Mais moins coûteuse qu’Abczaam ? Avec les mêmes objectifs et méthodes pédagogiques ? La même qualité de service ? Non.

  Il faut savoir que dans le prix tout est compris: Logement en chambre individuelle, cours, restaurant, infrastructure, matériel sportif, informatique, etc. Excepté les moments bar où les jeunes peuvent s’offrir softs et autres barres chocolatées et même jus frais prochainement. Comptez donc 20 à 40 euros d’argent de poche.

  Notre association n’est pas subsidiées et nous fonctionnons, sauf dans certains cas précis et ponctuels, avec des bénévoles motivés qui sont défrayés. Etant donné que nous sommes une association sans but lucratif, le prix est donc fixé par le coût des stages et du fonctionnement pendant l’année du secrétariat, des formations, etc. Personne ne peut s’enrichir, il n’y a pas de bénéfice, ce dernier étant injecté dans l’achat de nouveaux matériels.

  Offrir un stage, ce n’est pas comme acheter des vacances intelligente à son jeune. C’est un investissement. Si on est convaincu que posséder une seconde langue est essentiel, alors, on prévoit pour son enfant un budget qui va lui permettre de devenir bilingue. Il me semble qu’un investissement de 3.000 euros étalé sur 5 ans est encore raisonnable pour voir son jeune parler néerlandais, par exemple.

  Par contre, investir 5.000 euros, voire plus, pour un voyage aux Etats-Unis de quelques semaines ou mois, et entendre son enfant dire à son retour « j’ai parlé la moitié du temps en français » pour telle ou telle raison. Alors, oui, cela, je le trouve excessif, en effet. Et c’est ainsi que, dans des salons de l’éducation, je rencontre régulièrement des parents qui sont soit scandalisés d’avoir dépensé de l’argent inutilement, soit me disent: « Ma foi, il a au moins fait un beau voyage. »

  Il existe la solution la plus classique qui est d’offrir à son enfant une seconde sixième secondaire dans une école étrangère… En ce qui concerne les organismes qui proposent ce type de solution, voyez la question suivante, n°17.

  Petit fait qui a tout de même son importance… Une fois que vous êtes adulte, sachez que pour obtenir le même service de stage que celui qu’offre ABCzaam, il vous en coûtera non pas 600 euros pour 12 jours mais au moins 3.000 euros pour une semaine. Si vous connaissez des stages de langue sérieux pour adultes en immersion complète et obligatoire qui coûtent moins cher, faites-le-moi savoir, je relayerai l’information auprès de tous nos parents !

17. Des formules proposent de plus en plus à des jeunes qui partent à l’étranger pour apprendre une langue.


  Tout à fait et c’est la solution qui semble la plus logique. Apprendre une langue dans le pays en immersion complète et obligatoire en faisant une seconde sixième (ou une seconde première pour les Français)… Le système est excellent. Si vous choisissez de passer par un organisme, méfiez-vous tout de même de l’organisme par lequel vous passez.

  Avant que cela ne soit l’anglais, le français était une langue parlée internationalement. Autrement dit, pour un francophone, une seconde langue n’était pas vraiment nécessaire… C’est ainsi que le francophone a une expérience assez neuve de l’apprentissage d’une autre langue, que beaucoup de cours sont mal donnés en classe et que beaucoup d’adultes ne comprennent pas comment il est possible de faire six ans de néerlandais à raison de quatre heures par semaine sans être bilingue; certains finissent même par penser qu’ils sont la cause de leur propre incompétence… Alors que chez nos voisins Flamands, tout le monde est bilingues.

  A une époque, les parents ayant tellement peur de l’immersion pour leur enfant qu’ils cherchaient des stages de langue avec du sport ou avec de l’équitation et qu’a-t-on vu se développer pendant toutes ces années ? Des stages de « sports + langues ». Et donc, certaines organisations étaient gérées par des professeurs de gymnastique (dont je respecte tout à fait le métier et la personne mais dont je n’attends pas qu’ils enseignent les langues) se sont mis à saupoudrer leur stage de néerlandais, anglais… On engage un prof de néerlandais et, hop, le tour est joué.

  Aujourd’hui, il se développe un autre phénomène. Le Gouvernement a décidé dans le plan Marchal de subsidier les associations ou organismes qui envoient des jeunes apprendre une langue à l’étranger… Et se développent aujourd’hui, ce que j’appelle « les agences de voyages linguistiques ». Le système est simple et rapporte de l’argent puisqu’à la clef, en plus, il y a des subsides… On trouve une école. On trouve des familles pour accueillir les jeunes et c’est parti. Si, en plus, vous tombez sur une agence pas trop bien intentionnée, et bien vous payez très cher… Vous comprenez maintenant mieux pourquoi se développe ce type d’organismes.

  C’est donc à vous, de bien vérifier comment l’école est choisie, les familles, etc. Au final, quand vous aurez fait tout cela, vous aurez peut-être fait plus de démarches que l’organisme auquel vous allez confier votre enfant… Pourquoi est-ce que je dis cela ? Parce que le système est si bien mis en place, que ce ne sont plus ces organismes qui cherchent les écoles, ce sont les écoles qui les cherchent; ce ne sont plus ces organismes qui cherchent les familles… C’est ainsi qu’ABCzaam a été approché par une école d’Oxford il y a deux ans. Il faut savoir que nous y recrutons des professeurs d’anglais pour nos stages. Nous avons failli répondre positivement pour des questions financières… Pour nous rendre compte, finalement, que nous n’avions pas envie de « vendre » des places de stages; mais d’en organiser et donc d’en assurer la qualité.

18. Si vous aviez un seul conseil à donner en matière d’apprentissage des langues, quel serait-il ?


  En tant que francophone, travaillez l’audition, l’audition et encore l’audition et le plus tôt possible. Ne regardez que des films en VOSTR. Si votre enfant regarde des dvd, mettez-le en anglais ! En tant que francophones, nous avons une faiblesse à ce niveau-là, elle est scientifiquement avérée et je reconnais que sur le terrain, je le constate vraiment. Ceci dit, comme toute chose, encore une fois, l’oreille, ça se travaille.

2007-2016 ©ABCzaam - Philippe GERARD
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